vendredi 13 mars 2015

Les taux d'intérêts vont-ils rester durablement bas ?



Taux d'intérêt en baisseC’est un véritable feuilleton qui anime le marché de l’immobilier depuis quelques mois. Les taux d’intérêts en nette baisse continueront-ils à décroître ? 
Stagneront-ils autour des 2,5% ?
La tendance se confirme.


Le marché immobilier est un des premiers secteurs à bénéficier des faveurs de la Banque Centrale Européenne. En maintenant ses taux bas et en poursuivant l’effort sur le long terme, la BCE permet ainsi aux banques françaises de proposer des taux d’intérêts de plus en plus réduits à leurs clients.

Chaque mois passé établit un nouveau record historique. L’Observatoire Crédit Logement / CSA confirme la tendance baissière des derniers mois. En janvier 2015, les taux se sont installés en moyenne à 2,29% quand ils atteignaient 2,38% en décembre 2014. En février, la baisse se confirme une fois de plus : « les taux des prêts du secteur se sont établis à 2.21 %, en moyenne (2.26 % pour l’accession dans le neuf et 2.19 % pour l’accession dans l’ancien », rapporte l’Observatoire Crédit Logement /CSA qui explique que « Ce sont les jeunes ménages qui bénéficient largement de cette évolution. Les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes retrouvent maintenant de la vigueur d’autant que les soutiens publics se sont amplifiés, tant dans le neuf que dans l’ancien, avec le renforcement du PTZ. » 

  • Dans le neuf et dans l’ancien
La baisse des taux concerne autant le marché du logement neuf que celui de l’ancien. Alors que les taux dans le neuf se situaient à 3,08% en décembre 2013, ils chutent à 2,30% en janvier 2014 et … 2,26% en février.
Dans l’ancien, le cheminement est identique. De 3,08% en décembre 2013, les taux d’intérêt ont radicalement baissé pour atteindre 2,19% le mois dernier.
Les taux obtenus pour des travaux affichent, eux aussi, une belle mine. Etablit à 3,12% en décembre 2013, ils ont baissé à 2,31% en janvier 2014 et se situe à 2,23% en février 2015. De quoi rassurer les acquéreurs dans l’ancien qui veulent réaliser de gros travaux de réhabilitation.
Cette tendance, l’Observatoire des Crédit Logement / CSA la compare à une baisse des prix : « sur le marché de l’ancien, alors que la baisse des prix est modérée, celle des taux intervenue depuis la fin 2013 (89 points de base, au total) équivaut à un recul des prix de 8.5% ! »

  • Des taux qui boostent la demande immobilière
Les banques ont bien compris que l’immobilier était le secteur capable de leur apporter de nouveaux clients. Grâce à la baisse des taux, elles ont désormais les mains plus légères pour octroyer des crédits immobiliers. Après la période de renégociation des crédits est venue celle des nouvelles acquisitions immobilières… aidée par une baisse quasi-générale des prix de vente sur le territoire (sauf quelques zones comme Paris où certains quartiers qui continuent de grimper). Une baisse qui permet d’acheter quelques mètres carrés supplémentaires ! 

  • Une question de profil
Comme toujours, la négociation est une question de profil même si chaque dossier présente ses qualités. Chez Empruntis, la directrice de la Communication et des Études, Cécile Roquelaure explique que « Nous sommes entrés dans une phase encore plus marquée de négociation (…) Chaque dossier a ses atouts, il faut absolument les valoriser dans le cadre de la négociation, car au-delà du taux, les marges de manœuvre sont importantes. Si on sait les négocier… » D’autant que les banques apprécient les jeunes « en devenir » même s’ils ne bénéficient pas d’un apport conséquent. 

  • Et dans l’avenir ?
Dans les mois prochains, la baisse des taux devraient se poursuivre même si elle sera nettement moins marquée. Pourquoi ? Parce que les banques ont le soutien de la BCE. Mais pas exclusivement précise Empruntis : « Parce que les banques s'observent avec attention. Si un seul établissement majeur baisse ses taux, il influence l'ensemble du marché. Les acteurs qui sont dans la fourchette haute sont alors contraints eux aussi de baisser leur taux. »

1 commentaire:

  1. En effet, l’immobilier est un des rares secteurs à ne pas être totalement atteint par la crise économique qui perdure depuis quelques années. Mais à mon avis, ce sont les banques qui ont le plus à gagner dans cette perspective car sachant que l’immobilier est un besoin fondamental de la population, elle est en train de tourner la situation en sa faveur.

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