mardi 30 septembre 2014

Conjoncture immobilière : un marché à plusieurs vitesses !



Belvia Immobilier décrypte pour VOUS les tendances du marché immobilier dans le neuf et dans l'ancien sur l'ensemble du territoire


Conjoncture immobilière : un marché à plusieurs vitesses

 

Se loger est un besoin fondamental, peut-on lire dans la note de conjoncture immobilière des Notaires publiée en juillet dernier. Un besoin fondamental qui avance aujourd’hui à deux vitesses.« Le marché résidentiel se corrige de façon différenciée entre le neuf et l’ancien », révèle l’analyse économique trimestrielle du Crédit Agricole. « Dans l’ancien, les ventes sont en baisse de 9 % seulement par rapport aux pics de 2007, quand, dans le neuf les ventes sont en repli de 31% ».

  • Le marché de l’ancien se porte mieux que celui du neuf
L’immobilier ancien reste, malgré la crise, une valeur refuge soutenue par des taux exceptionnellement bas. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA de mai 2014, « jamais depuis la fin des années 1940, les taux des crédits immobiliers n’étaient descendus aussi bas ». Si le faible niveau des taux de crédits immobilier stimule la demande, il concerne en particulier les secundo-accédants qui préparent leur retraite en investissant dans la pierre. Les primo-accédants, encore touchés par la crise, représentent de leur côté une faible part des acquéreurs.
Dans le neuf, plusieurs facteurs expliquent le désintérêt des investisseurs. Le poids important des normes, les contraintes réglementaires, l’instabilité législative et fiscale sont autant de freins à l’investissement dans le neuf. Le Crédit Foncier note que « de juin 2013 à mai 2014, la baisse du nombre de permis de construire atteint 21 %, soit environ 390 000 logements autorisés ; sur cette même période, près de 310 000 logements ont été mis en chantier, soit une baisse annuelle de 8,5% ». 

  • Les transactions trainent en longueur
Si les ventes immobilières dans l’ancien se maintiennent, elles se concrétisent sur une durée plus longue. Le stock étant de plus en plus important, la demande est « désormais en position de force » estime le Crédit Foncier Immobilier, pour qui, la « situation beaucoup plus contrastée sur le terrain . Les biens très recherchés resteront dans des fourchettes de valeur équivalentes à celles atteintes ces derniers mois, mais d’autres pourraient reculer de 3 % à 5 % sur Paris et les secteurs littoraux du Sud-Est. Dans les métropoles régionales, en cœur de ville, des baisses de 5 % à 10 % sont envisageables. Enfin, beaucoup de biens situés sur les marchés les plus secondaires ne pourront s’échanger que si les vendeurs consentent une remise bien supérieure. »

  • Des prix en baisse… mais pas partout
Les notaires constatent dans l’ancien que « d’un trimestre sur l’autre, les évolutions changent de sens pour un grand nombre de départements. Au niveau des plus grandes villes de province (les 14 villes à plus de 200 ventes par trimestre), sept d’entre elles voient les prix des appartements baisser (Saint-Étienne, Lille, Nice, Rennes, Grenoble, Nantes et Toulouse), cinq enregistrent des prix stables (Dijon, Montpellier, Marseille, Toulon et Lyon) et deux des prix en hausse (Strasbourg et Bordeaux) ».
Dans le neuf, ce sont les maisons qui pâtissent du marché à la baisse révèle les notaires. « La baisse est modérée dans le collectif (- 1,7 %) mais marquée dans l’individuel (- 30,8 %). » Une baisse qu’ils expliquent par le fait que « contrairement à celui de l’ancien, le marché du neuf bénéficiait de dispositifs attractifs, qui ont été rabotés année après année ».

1 commentaire:

  1. Si l'immobilier neuf connait une baisse d'intérêt, c'est bien évidemment à cause des prix trop élevés et ce, peu importe la zone..ce n'est pas étonnant que les investisseurs choisissent d'opter pour l'ancien ou ou encore pour les investissements locatifs en outremer.

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